Les années 1990
Complété le 4 et le 28 novembre 2017
      

* En 1990, La Houssaye compte 1038 habitants.

 * De 1982 à 1990,  il y a eu 50 naissances et 65 décès à La Houssaye.

             L'Année 1990 est là. Le terrain est préparé, il ne reste plus qu'à mettre en  œuvre. Début février, le Conseil Municipal prend connaissance d'un projet de convention entre la SCI du Château et Madame Brunet dont l'objectif est d'améliorer le centre du village et de construire une place autour de l'église. Mais surtout, 1990 sera l'année du départ en retraite de la famille Desjardin qui entraîne la fermeture de la COOP, l'épicerie du village ouverte en 1928. Coup dur!
              En mars, pour boucler le budget de la construction des 2 cours de tennis, la section tennis du club fait un versement de 80 500 Francs sur ses fonds propres, et demande au conseil municipal de faire un emprunt de 70 000 Francs qu'elle s'engage à rembourser en 8 annuités. Il fallait oser!
               En mai, le Conseil envisage la création d'une classe maternelle pour la prochaine rentrée et sollicite une subvention pour premier équipement du fond spécial d'aide aux communes. Puis le projet de convention se précise. La SCI du Château propose à la commune d'abattre tous les murs qui enclavent l'église pour créer une grande place autour de celle-ci et dégager la vue du château. En contrepartie, la SCI cède à la commune quelques parcelles de terrain pour agrandir la place, dont une de 1462m², chacune pour le « Franc symbolique ». Puis elle cède également la  « maison carrée » implantée près de l'église sur un terrain communal, et prévoit la construction d'une habitation dans un lotissement pour y reloger les locataires occupants. Enfin, la SCI prend en charge une grosse partie du financement de l'aménagement de la place.
                Le but de toutes ces opérations ? Pour Monsieur Baudoin, propriétaire du château, celui-ci est complètement dégagé et mis en valeur au fond d'une belle place. Pour la commune, la superficie de la place du village est presque doublée et complètement réaménagée. De plus,  elle ajoute à son patrimoine un bâtiment d'environ 80 m². Simultanément, le lotissement  Malot », rue de la porte Mitrée, qui comprend 17 pavillons voit le jour au centre du village.
               En juillet 1990, à la suite du compte rendu de la dernière réunion de la commission du POS, les membres de cette commission demandent à Monsieur le Maire de mettre à l'ordre du jour du prochain conseil municipal le projet d'une zone d'activité et demande que tous les moyens à notre dispositions soient utilisés pour faire aboutir ce projet. Le 10 juillet, le conseil décide de réaliser une Z.A.C. sur la zone arrêtée au POS en juillet 1989 et en confie la réalisation à Monsieur Baudoin.  Et Re "pour", et Re "contre"! Mais au moins, c'est fait! Et la zone d'activité du champ de l'Alouette, à la sortie d La Houssaye sort de terre.
            En décembre, un projet de  promesse de vente est établie concernant l'acquisition de l'immeuble appartenant aux Coopérateurs de Champagne. Pour l'instant, ce n'est qu'une opportunité, mais... Le 8 février de l'année suivante, le conseil municipal décide d'acquérir cette propriété pour le prix de 550 000 Francs avec le projet d'y installer la mairie, et demande la reconnaissance d'Utilité Publique. Sur sa lancée, il décide de nommer « Place du Maréchal Augereau », la place du village et la rue de Bussière devient la rue Etienne Jodelle, de la Place jusqu'au carrefour de La Houssiette . Puis, devant le nombre de nouveaux permis de construire, il est décidé de mettre en place la numérotation métrique pour toutes les voies de la commune.
              En décembre 1991, pour sécuriser au maximum le carrefour Route de Coulommiers - chemin de Chantepie emprunté par de nombreux écoliers, le conseil décide l'aménagement de feux tricolores avec une signalisation renforcée. Mais il faudra être patient! La DDE n'est jamais pressée.
             En avril, l'enseignement musical en milieu scolaire n'étant plus assuré depuis plusieurs mois par le Conservatoire Couperin, le conseil décide de demander sa démission au sein de ce conservatoire. Là encore, il faudra beaucoup de temps! Énormément de temps.
            En mai 1991, après examen de la situation de la commune et de ses besoins, il apparaît souhaitable d'élaborer un dossier pour un deuxième contrat rural pour un montant total de 2 100 000 Francs qui comportera les opérations suivantes à réaliser dans un délai maximum de 5 ans:
* Aménagement de la mairie dans le bâtiment communal récemment acquis des Coopérateurs de Champagne et situé sur la place.
* Partie du financement restant à la charge de la commune pour l'aménagement de la place.
* Aménagement d'une halle dans un bâtiment communal situé sur la place.            Ce deuxième contrat rural, associé à une série d'événements imprévus  et de tractations diverses, aura une grande influence sur la transformation profonde de la place du village. Pour commencer, après études, il s'est avéré que la réhabilitation et la  transformation du bâtiment de la Coop en mairie  reviendrait  beaucoup  plus cher qu'une construction neuve.
               Le conseil municipal a donc opté pour cette solution, également plus rapide. Pour compléter  le financement du projet, le conseil décide de mettre en vente l'immeuble qui abrite le secrétariat de la mairie rue de Bussière.
                  En février 1993, la société Logistique Printemps demande  l'autorisation  d'exploiter  un entrepôt de stockage  de produits de grande

consommation sur la zone d'activité du Champ de l'alouette en phase de réalisation. Le conseil donne un avis favorable. Le même mois, le conseil municipal manifeste son intention de créer une structure intercommunale. Le 14 octobre, il décide d'adhérer à une communauté de commune à créer, dont la base logistique serait sur la commune de châtre. Là encore, il y a eu des "couac", et ça a coincé dur! Mais c'était tout nouveau et il fallait voir... et surtout rester autonome.
                En décembre 1993, suite  à un droit de préemption sur certaines zones déposé en octobre 1989, le conseil décide d'appliquer ce droit pour l'agrandissement futur du groupe scolaire. Cette année 1993 a connu également la fermeture de la boucherie du village. Monsieur et Madame Pancheret, décidés à prendre leur retraite, n'ont pas trouvé de repreneur pour la boucherie et le bâtiment a été transformé en logements. C'est le troisième commerce du village à disparaître totalement.
                 En mars 1994, en application de ce droit de préemption, le conseil décide d'acheter 4 parcelles de terrain au lieu dit La Fosse au Diable et demande la Déclaration d'Utilité Publique pour expropriations éventuelles.
                En novembre 1994, par 7 voix "pour", 3 voix "contre" et 2 abstentions, le conseil décide de constituer la Communauté de Communes dénommée « Val Bréon » et demande à Monsieur le Préfet de bien vouloir décider sa création.

* En 1995 Monsieur Schuchard est réélu Maire pour un quatrième mandat.

            En février 1995, il est temps de faire le point sur la capacité d'accueil du groupe scolaire :
     * L'inspection Académique a décidé d'attribuer un poste supplémentaire de professeur d'école. La construction d'une classe   supplémentaire est donc indispensable.
      * La capacité de la cantine scolaire actuelle ne permettra pas de recevoir tous les intéressés à la rentrée 1995-1996.
       * Les effectifs prévus pour la prochaine rentrée nécessitent de prévoir la construction d'une deuxième classe et d'un préau couvert.
                L'avant projet présenté est accepté dans son ensemble et l'agrandissement du groupe scolaire est décidé. Il s'agit de la construction de deux classes primaires, d'une classe maternelle et d'un restaurant scolaire. En septembre, un 8 ème poste d'enseignant est obtenu. Pour la prochaine rentrée, deux classes provisoires sont installées : une dans la bibliothèque du groupe scolaire, la seconde dans l'immeuble rue de Bussière. Le nouveau groupe scolaire sera opérationnel pour la rentrée 1997.
                Commencée en 1993, la nouvelle mairie a été inaugurée le 19 mars 1995. Restait à trouver une affectation au bâtiment (la maison carrée), obtenue grace à la convention. Bibliothèque, maison des jeunes, salle pour les Anciens?... Encore une fois, ce sont les événements qui ont donné la réponse. Au début de l'année 1996, le bureau de postes a été victime d'une violente agression à mains armées. L'administration des Postes à mis en demeure le Conseil Municipal de sécuriser les lieux s'il voulait conserver ce service public. En attente d'une solution, le bureau a été transféré dans les locaux de la mairie le premier juillet 1996. Confronté à l'urgence, le 25 juillet, le conseil décide d'aménager le nouveau bureau de postes dans ce bâtiment vide et demande à la Préfecture une modification du contrat rural, puis met en vente l'ancien bureau de poste en novembre 1997 pour compléter le financement du projet. La Direction Générale des Postes a participé à ce financement pour 25 000 Francs. Le 19 décembre 1997 un tout nouveau bureau de postes ouvrait ses portes sur la place de La Houssaye.
               Mais l'année 1997 verra la fermeture de la quincaillerie du village. MMme Crégu ont décidé eux aussi de prendre leur retraite sans trouver de repreneur. Appartement et magasin sont vendus en 1998, et pendant quelques temps les locaux abritent « La Quincaillerie » une association musicale pour promouvoir le jazz.
                Depuis plusieurs années, et de l'avis de tous, l'église du village est en très mauvais état. En juin 1998, une étude architecturale pour sa réhabilitation est lancée, avec la participation d'un architecte des Bâtiments de France. Puis, en octobre, le Conseil s'engage à réaliser les travaux de réfection de la toiture pour un montant de 900 000 Francs, avec une participation de l'Etat de 180 000 Francs.
                En mai 1999, le Conseil étudie un projet d'agrandissement des vestiaires du terrain de sports et s'engage à réaliser les travaux dès que les subventions seront obtenues. Fin octobre, les travaux de la toiture de l'église sont terminés.
                C'est la fin de cette décennie. Celle-ci aura été riche en événements pour la transformation du village et surtout de sa place. Le Conseil n'a pas chômé, ni démérité. En dix ans, le village a accueilli 420  nouveaux Hulsétiens dont environ 80 écoliers. Il fallait suivre!
                   *  Malheureusement, la fin de cette décennie sera marquée par l’effondrement du Comité des Fêtes à la suite d’une terrible nouvelle, suivie d’une disparition dramatique. Les répétitions pour les 3 soirées cabaret, prévues début avril, ont été interrompues le 5 février, et le 23 la décision finale était prise. Pour la toute première fois cette année là, la scène n’a pas été installée pour le repas des Anciens. Le « réveil »  du Comité aura duré 25 ans !